Un patch pour remplacer les vaccins ?

Voici une bonne nouvelle pour les phobiques de la seringue, les angoissés de la piqure, en effet des chercheurs américains de l’université d’Emory en Géorgie ont testé la vaccination délivrée avec un patch sur des souris de laboratoire avec succès.

Outre la peur de la piqure, il existait aussi un vrai risque de contamination dans certains pays sous-developpés du virus du sida, de l’hépatite B ainsi que des douleurs suite à une injection mal réalisée.

Mais tout ceci va être sans doute révolutionné avec l’arrivée de ce patch muni de microaiguilles en monomère (vinylpyrrolidone) qui se dissolvent et libèrent la substance qu’elles contiennent en 5 à 15 minutes et pénètrent dans l’organisme pour activer le système immunitaire. 100 microaiguilles étaient présentes sur le patch appliqué aux souris de laboratoire.

Mark Prausnitz, l’un des auteurs de l’étude publiée cette semaine dans la revue Nature Medicine (AOP) affirme : « La peau étant riche en cellules impliquées dans la réponse immunitaire, c’est un site très intéressant pour la vaccination ». Car la peau contient beaucoup de cellules présentatrices d’antigènes, impliquées dans l’immunité, qui seront activées par les antigènes.

Les tests ont été réalisés pour le virus de la grippe avec trois groupes de souris, le premier à qui l’on a injecté un vaccin traditionnel, le deuxième qui a reçu un patch et le troisième qui a du se contenter de patch dont les aiguilles étaient vides. Un mois après toutes les souris ont été contaminées par le virus de la grippe et toutes les souris protégées par le vaccin ont survécu, les autres sont mortes.

Cependant, au cours d’un autre test qui consistait à attendre trois mois après la vaccination avant d’inoculer la grippe, les chercheurs ont observé une meilleure réponse immunitaire chez les souris vaccinées avec le patch par rapport à la piqûre. Elles ont plus efficacement éliminé le virus de leurs poumons, soulignent les chercheurs. Ils vont essayer de comprendre pourquoi la ‘mémoire’ immunitaire semble meilleure avec le patch qu’avec l’injection dans le muscle.

Le patch, aussi petit que le bout d’un doigt, sera muni d’aiguilles une longueur de 650 micromètres (moins d’un millimètre) et sa conservation sera plus facile qu’avec les produits en flacons pour les piqures puisque le vaccin utilisé dans les aiguilles du patch sera lyophilisé. Exit donc les problèmes de gestion des aiguilles usagées et dans certains cas la réutilisation des seringues !

Mais ceci est encore à l’état de test et il faudra sans doute attendre quelques années de recherches et d’essais cliniques pour que ce patch soit mis sur le marché ! Alors en attendant il faudra continuer à trembler devant l’aiguille censée nous protéger !

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