12/10/2018

Les omégas 3 et la dépression

Oméga

Cela fait bien longtemps que l’on parle du prétendu effet bénéfique des omégas 3 sur la santé et principalement sur la dépression mais cette fois-ci son effet est démontré avec une étude clinique (OMEGA-3D) publiée en juin 2010 dans The Journal of Clinical Psychiatry et qui révèle ‘efficacité d’une prescription d’oméga-3 associée ou non aux mesures médicamenteuses dans le traitement de la dépression.

 

Une enquête menée par le Journal International de Médecine (JIM) auprès de plus 250 praticiens, à la suite de cette étude, met en perspective ces nouvelles données cliniques et la pratique quotidienne des professionnels de santé, intéressés par toute alternative aux traitements classiques, à condition que l’efficacité soit démontrée dans la littérature.

Une étude à grande échelle réalisée sur 432 patients et randomisée en double aveugle contre placebo, l’étude OMEGA-3D dirigée par le Pr François Lespérance – chef du département de psychiatrie du Centre Hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM) – met en évidence l’efficacité de la prise d’oméga-3 sous forme de supplément comprenant 1g/j d’acide eicosapentanoïque (EPA) chez les patients souffrant de dépression majeure sans trouble d’anxiété (55% des patients).

Une insuffisance en acide gras Oméga-3 serait liée à des troubles de l’humeur comme par exemple la dépression. Par ailleurs, l’étude révèle l’impact d’une carence maternelle sur sa descendance. En effet, une malnutrition chronique dès le développement intra-utérin a un rôle sur les neurones impliqués dans les troubles émotionnels comme l’anxiété ou la dépression, une fois l’âge adulte atteint.

Bien sûr il faut veiller à bien contrôler son alimentation pour avoir un maximum d’apport d’Omégas 3. Les Omégas 3 sont des acides gras dits “essentiels” contenus dans des huiles végétales (huiles de colza, de noix, de soja), des graines (graines de lin, graines de chanvre, germes de blé) et des poissons gras (saumon, anchois, sardine, hareng, maquereau).

Les apports journaliers recommandés sont d’environ 1,6 g pour les femmes, 2 g pour les hommes. En France, il semblerait que ces besoins soient à peine assurés de moitié.
Ne pas confondre Omégas 3 et Omégas 6. Les omégas 6 sont également des acides gras poly-insaturés, mais consommés en trop grande quantité, ils peuvent inhiber l’action des omégas 3. On retrouve les omégas 6 dans certaines huiles, des viandes, des œufs ou des poissons. Une étude a montré que la déprime passagère pouvait être due en partie à un apport trop important en oméga 6 au détriment des Oméga 3. Une raison de plus pour favoriser une supplémentation en Oméga 3.

En bref, le régime Crétois, qui correspond à l’alimentation traditionnelle des pays méditerranéens, est un régime idéal pour son apport en Omégas 3 !!

Website Pin Facebook Twitter Myspace Friendfeed Technorati del.icio.us Digg Google StumbleUpon Premium Responsive

1 thought on “Les omégas 3 et la dépression

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.