07/21/2018

Faut-il encore avoir confiance dans les médicaments ?

Après l’affaire du Médiator, ce médicament accusé d’avoir provoqué la mort de dizaine de patients, le ministre de la Santé Xavier Bertrand avait demandé à l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) de remettre «avant fin janvier» un bilan des 76 médicaments qui font actuellement l’objet d’une procédure de suivi.

Aujourd’hui, une liste de 59 médicaments contenant des molécules aux effets potentiellement dangereux a été rendue publique. Ils font l’objet d’une procédure spéciale de suivi des effets indésirables appelée «plan de gestion des risques». Les laboratoires qui les fabriquent doivent surveiller tout particulièrement les effets secondaires et les risques de ces produits, et les signaler aux autorités sanitaires. Après l’affaire du Médiator, ce médicament accusé d’avoir provoqué la mort de dizaine de patients, le ministre de la Santé Xavier Bertrand avait demandé à l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) de remettre «avant fin janvier» un bilan des 76 médicaments qui font actuellement l’objet d’une procédure de suivi.

Aujourd’hui, une liste de 59 médicaments contenant des molécules aux effets potentiellement dangereux a été rendue publique. Ils font l’objet d’une procédure spéciale de suivi des effets indésirables appelée «plan de gestion des risques». Les laboratoires qui les fabriquent doivent surveiller tout particulièrement les effets secondaires et les risques de ces produits, et les signaler aux autorités sanitaires. (liste ici). Cette liste existe depuis 2007 et est régulièrement actualisée.

Depuis 2005, l’Afssaps a donc mis en place des plans de gestion des risques (PGR) qui visent à surveiller de manière plus étroite certains médicaments nouveaux pour lesquels les essais ont pu susciter des interrogations.

Ce sont les 59 médicaments, bénéficiant d’un PGR, dont le nom a été publié dans certains médias. Il faut toutefois préciser que ces médicaments ne sont pas forcément dangereux et que les patients qui suivent un traitement ne doivent pas l’arrêter.

Mais certains médicaments attirent tout de même l’attention des spécialistes comme le Champix (NDLR : pour l’aide à l’arrêt du tabac), « qui n’a jamais fait la preuve d’une efficacité supérieure aux substituts nicotiniques classiques alors qu’il peut entraîner des dépressions, des risques suicidaires et des œdèmes de Quincke » dixit Jean-Paul Giroud, professeur de pharmacologie clinique, membre de l’Académie de médecine et expert à l’Afssaps ou Alli (un médicament anti-obésité) qui présente lui aussi un mauvais rapport efficacité-tolérance. Le problème est que ce produit, réservé aux obésités sévères, est vendu sans ordonnance à des femmes qui veulent juste perdre 3 ou 4 kg.

La revue Prescrire dénonce, dans son numéro de janvier, le maintien sur le marché de trois médicaments dont les avantages ne justifient pas les effets secondaires dangereux : le buflomédil, un vasodilatateur commercialisé depuis plus de 20 ans en France, le nimésulide, un anti-inflammatoire qui, selon un rapport de la Commission d’autorisation de mise sur le marché européenne, aurait donné plus de 500 hépatites graves ou encore la vinflunine (Javlor), du laboratoire français Pierre Fabre, un anticancéreux utilisé dans le traitement de certains cancers avancés de la vessie qui présente «une balance bénéfices-risques défavorable» (fréquents troubles sanguins, parfois mortels, troubles intestinaux, neurologiques, ou cardiaques). Ces trois médicaments ne sont pourtant pas référencés par l’Afssaps, on ne sait pas s’ils figureront dans la liste des 76 actuellement finalisée par l’agence.

En règle générale, suivant Jean-Paul Giroud : « sauf s’il n’existe pas d’alternative thérapeutique, il faut éviter d’utiliser d’emblée un tout nouveau médicament chez les personnes âgées, les enfants ou les patients ayant une insuffisance rénale ou hépatique. Sauf en cas d’innovation réelle, il vaut mieux d’abord privilégier des produits connus de plus longue date. En matière de médicaments, la devise “tout nouveau, tout beau” est rarement exacte. » . Cette liste existe depuis 2007 et est régulièrement actualisée.

Depuis 2005, l’Afssaps a donc mis en place des plans de gestion des risques (PGR) qui visent à surveiller de manière plus étroite certains médicaments nouveaux pour lesquels les essais ont pu susciter des interrogations.

Ce sont les 59 médicaments, bénéficiant d’un PGR, dont le nom a été publié dans certains médias. Il faut toutefois préciser que ces médicaments ne sont pas forcément dangereux et que les patients qui suivent un traitement ne doivent pas l’arrêter.

Mais certains médicaments attirent tout de même l’attention des spécialistes comme le Champix (NDLR : pour l’aide à l’arrêt du tabac), « qui n’a jamais fait la preuve d’une efficacité supérieure aux substituts nicotiniques classiques alors qu’il peut entraîner des dépressions, des risques suicidaires et des œdèmes de Quincke » dixit Jean-Paul Giroud, professeur de pharmacologie clinique, membre de l’Académie de médecine et expert à l’Afssaps ou Alli (un médicament anti-obésité) qui présente lui aussi un mauvais rapport efficacité-tolérance. Le problème est que ce produit, réservé aux obésités sévères, est vendu sans ordonnance à des femmes qui veulent juste perdre 3 ou 4 kg.

La revue Prescrire dénonce, dans son numéro de janvier, le maintien sur le marché de trois médicaments dont les avantages ne justifient pas les effets secondaires dangereux : le buflomédil, un vasodilatateur commercialisé depuis plus de 20 ans en France, le nimésulide, un anti-inflammatoire qui, selon un rapport de la Commission d’autorisation de mise sur le marché européenne, aurait donné plus de 500 hépatites graves ou encore la vinflunine (Javlor), du laboratoire français Pierre Fabre, un anticancéreux utilisé dans le traitement de certains cancers avancés de la vessie qui présente «une balance bénéfices-risques défavorable» (fréquents troubles sanguins, parfois mortels, troubles intestinaux, neurologiques, ou cardiaques). Ces trois médicaments ne sont pourtant pas référencés par l’Afssaps, on ne sait pas s’ils figureront dans la liste des 76 actuellement finalisée par l’agence.

En règle générale, suivant Jean-Paul Giroud : « sauf s’il n’existe pas d’alternative thérapeutique, il faut éviter d’utiliser d’emblée un tout nouveau médicament chez les personnes âgées, les enfants ou les patients ayant une insuffisance rénale ou hépatique. Sauf en cas d’innovation réelle, il vaut mieux d’abord privilégier des produits connus de plus longue date. En matière de médicaments, la devise “tout nouveau, tout beau” est rarement exacte. »

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1 thought on “Faut-il encore avoir confiance dans les médicaments ?

  1. Bonjour
    Je pense que quelque soit le médicament, il y ait une possibilité de dangerosité.
    Malheureusement, suivant nos maladies nous sommes obligés de passer par des médicaments plus fort que ceux que l’on pourrait concocter naturellement.

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