La biodiversité c’est quoi ?

Environnement

Diversité biologique : l’expression est inventée par le biologiste américain Thomas Lovejoy en 1980.

Elle est reprise en 1985 pour le Forum national sur la diversité biologique par le biologiste Walter G. Rosen, qui invente le néologisme de la biodiversité. Un mot-valise pour désigner l’hétérogénéité du monde vivant et les interactions qui le régissent.
La biodiversité est l’une des plus grandes richesses de la planète, et c’est pourtant la moins reconnue.

Il y aurait, en théorie, entre 3,6 et 100 millions d’espèces animales et végétales sur la planète. Les estimations varient grandement, surtout en matière d’insectes, d’arachnides et de champignons. Le rythme de leur découverte va lentement, même s’il évolue rapidement.
Mais l’installation de l’homme dans la plupart des terres cultivables et la destruction du milieu de la majorité des espèces n’est pas sans conséquences.

Une extinction massive est en cours selon la majorité des scientifiques. Chaque année, entre 17 000 et 100 000 espèces disparaissent, soit 20% de la biodiversité en 2030. Toutes les espèces de poissons menacées aujourd’hui auront disparu en 2048. L’exemple illustré par le documentaire « Le cauchemar de Darwin » le montre bien. Au Lac Victoria, l’exploitation des ressources naturelles a engendré la pollution de ces eaux parmi les plus poissonneuses au monde, et l’introduction de la perche du Nil en 1954 a achevé de détruire toute la biodiversité de cet écosystème.

L’industrie pharmaceutique ne pourrait subsister sans l’apport des nombreuses molécules tirées des végétaux ou des animaux de toute la planète. Idem pour les fibres de l’habillement, le bois pour le chauffage, la construction, la papeterie, les graisses pour la cosmétique…La biodiversité est la première des ressources naturelles. Elle fournit l’oxygène que nous respirons, nourrit le bétail que nous mangeons et contribue à épurer la terre et l’eau que nous polluons.

La biodiversité rend donc nos terres fertiles, recycle nos déchets organiques et a même un impact positif sur le climat. Si l’intérêt écologique est bien là, la valeur économique n’est pas tout à fait prise en compte, alors qu’elle pourrait être la première de notre planète. Les biotechnologies se développent d’ailleurs grâce à la biodiversité et permet la création de nouveaux marchés porteurs. Ce qui demande donc une gestion appropriée.

Mais ce n’est pas la cas. Les activités humaines, pour être compatibles avec le maintien de la biodiversité, doivent être fortement jugulées pour ne pas nuire au développement des milieux naturels. Et c’est tout le contraire qui est actuellement en train de se dérouler. La communauté scientifique, les associations écologistes, au contraire de la communauté internationale, inventent donc des moyens de conservation de cette richesse naturelle.

Par deux voies : la conservation in-situ et ex-situ. La première est la plus préconisée : elle requiert la création de zones de protection d’espèces menacées, comme le gorille, l’orang-outan ou de nombreux autres mammifères. Difficile à mettre en place lorsque leur habitat est grandement menacé de destruction afin de laisser la place à des surfaces cultivables.
La solution de secours reste donc l’ex-situ, notamment en stockant le patrimoine génétique d’innombrables espèces.

Car chaque extinction est une perte irréparable. La mort d’un processus long de plusieurs millions d’années, d’une évolution biologique stoppée en plein cours. L’humanité met ainsi en place une sorte de « bio-uniformité », compromettant gravement le maintien et la poursuite de l’évolution des espèces.

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